Comment écrire son livre avec l’Anatomie du Scénario, selon John Truby.

Tous les conseils pour écrire un bon livre et vous permettre de vendre votre livre à davantage de monde en structurant votre récit selon les codes du milieu. Suivez-les au mieux et vous augmenterez vos chances d’être publié ! 

Après avoir choisi son genre et commencé à communiquer autour de son projet, il faut maintenant se mettre à écrire. Beaucoup d’entre vous ne savent pas par où commencer, ou bien ont des idées mais ne parviennent pas à les structurer. Pas de problème, voyons ici en détail comment procéder. 

Je ne prétends pas que c’est la seule et unique méthode, bien entendu, mais j’entends vous donner quelques astuces, notamment celles du grand John Truby, qui se définit comme un consultant et docteur en écriture. 

Dans son livre Anatomie du scénario, devenu une référence dans le milieu, il propose de considérer sept étapes cruciales au bon déroulement d’un récit. 

  1. La faiblesse qui empêche le héros de vivre une vie épanouie
  2. Le besoin profond et inconscient qu’éprouve le héros pour améliorer son existence
  3. Le désir du héros, qui est un objectif extérieur
  4. L’adversaire, quelqu’un qui poursuit le même objectif ou bien un objectif qui empêcherait le héros d’accomplir le sien
  5. Le plan : la stratégie du héros
  6. L’affrontement pour l’objectif
  7. La révélation personnelle (aussi appelée prise de conscience par certains), qui se produit lorsque le héros parvient à vaincre sa faiblesse et à combler son besoin.

S’installe alors un nouvel équilibre, qui marque la fin du récit.

Bien entendu, ces sept étapes sont un résumé de la structure à mettre en place dans une histoire pour qu’elle tienne debout et qu’elle prenne les lecteurs aux tripes. 

Voyons ici plus en détail comment faire en sorte que votre histoire soit excellente et qu’elle puisse éventuellement être adaptée en film. 

Car oui, comme vous l’aurez remarqué, John Truby parle de scénario, et non de livre. Mais je trouve son approche très intéressante dans la mesure où elle convient tout à fait pour écrire un livre prenant qui communique des émotions. 

Le deuxième avantage, comme je vous le disais plus haut, est qu’en tenant compte des conseils de John Truby, vous augmentez considérablement vos chances de voir votre oeuvre être un jour adaptée sur grand écran. N’est-ce pas fabuleux? 

Des milliers de scénaristes de par le monde font confiance chaque année aux principes fondamentaux de John Truby pour travailler leur scénario et ce n’est pas pour rien! Vous pourrez vous-même constater, en lisant ces lignes, que les concepts qu’il suggère de mettre en pratique sont présents dans la majorité des grands films de ce monde. C’est donc qu’il existe bel et bien une sorte de “recette”. Vous n’êtes bien-sûr pas obligés d’en tenir compte à la lettre, mais connaître les bases vous permettra de juger de ce que vous pensez être bon pour votre histoire.

Je vous propose donc de découvrir les 22 étapes de John Truby pour écrire une bonne histoire. 

1 – Définir la prise de conscience qui aura lieu à la fin de votre histoire.

Qu’est-ce que le héros va apprendre de son aventure? Comment sa vie va changer? Quelles valeurs va-t-il enfin découvrir? C’est ce qui est important à déterminer avant toute chose! Vous saurez alors quelles doivent être ses faiblesses, ses besoins et ses désirs au début du récit.

Par exemple : si vous souhaitez parler d’une personne qui est toxique pour les autres, qui est renfermée sur elle-même et critique sans-cesse tout le monde, la prise de conscience finale de cette personne devra la rendre plus douce, plus ouverte aux autres. Pour cela, il faut que cette personne apparaisse au début de l’histoire comme étant à l’écart, hargneuse, et peut-être envieuse. Imaginons une femme (que nous nommerons Marie) qui n’a personne dans sa vie et qui vit seule: son désir pourrait-être de rencontrer quelqu’un, sa faiblesse serait son égoïsme, et son besoin se traduirait par la nécessité qu’elle s’ouvre aux autres, qu’elle aille au-delà de ses préjugés infondés.

Dès lors, toute l’histoire devra mener à ce point final, et vous avancerez alors dans l’écriture comme dans un sentier balisé, avec un point de départ une ligne d’arrivée.

2 – Le spectre, l’univers du récit.

Ce sont tous les éléments qui sont arrivés en amont de l’histoire, que vous ne dévoilez que rarement, au fil de la progression du héros.

Par exemple, on pourrait apprendre plus tard dans l’histoire que Marie a été victime de moqueries sur son poids pendant sa jeunesse, ou d’autres éléments que le lecteur ignore jusqu’à ce qu’on les lui fasse découvrir.

Dans le cas de cet exemple, c’est relativement basique, mais en fonction de l’histoire que vous écrivez, cela doit être plus ou moins recherché. Dans certains genres comme le fantasy notamment, l’univers du récit a une importance capitale! Veillez donc à creuser ce point et ajoutez autant de “fantômes du passé” que vous pourrez. Ce n’est que comme ça que vous donnerez envie au lecteur de tourner les pages. Dans Harry Potter, on ne compte plus les références au passé de ses parents, et autres personnages qui déboulent sans cesse dans l’histoire. C’est ce qui donne la profondeur de cette saga mythique.

3 – Les faiblesses et besoins. 

Une bonne faiblesse est une faiblesse qui gâche la vie de plusieurs personnes! Pas seulement celle du héros! 

Dans le cas de Marie, sa méchanceté l’empêche d’être heureuse, mais pourrait aussi causer du tort à sa mère, la seule personne de sa famille qui lui accorde du temps, ou bien à sa seule amie, qui se détourne peu à peu d’elle à force d’être constamment blessée. Marie a donc besoin de changer.

De nouveau, cet exemple est très simple, mais vous comprenez le principe! 😉 Un besoin est systématiquement lié à une faiblesse. 

4 – L’élément déclencheur

C’est ce qui va forcer le héros à agir pour atteindre son objectif. Avant cette étape, le héros n’agit pas. 

Marie pourrait ainsi blesser son amie une fois de trop, provoquant la perte définitive de celle-ci. Un soir, réalisant qu’elle est plus seule que jamais, elle tente de se suicider mais se ravise au dernier moment et on comprend alors qu’elle a passé un cap, elle va maintenant chercher à aller mieux.

5 – Le désir

C’est l’objectif du héros, le fil conducteur de tout le récit. 

Marie désire aller mieux et rencontrer quelqu’un, elle va devoir effectuer beaucoup de changements, et c’est cette évolution qui va constituer l’histoire, le chemin à accomplir.

6 – Les alliés

Ce sont les personnes qui vont aider le héros dans sa quête. Les alliés doivent avoir des désirs propres, afin de leur donner plus de matière, de réalisme et de profondeur. Veillez donc à appliquer les 7 étapes de John Truby sur chaque personnage qui se joindra à l’histoire. 

7 – L’adversaire

C’est la personne qui doit empêcher le héros d’atteindre son objectif. Entre le héros et l’adversaire, il n’y a qu’une personne qui peut atteindre l’objectif. Utilisez donc l’adversaire pour creuser la faiblesse et l’évolution du héros. 

8 – Le faux-allié

C’est un personnage que le héros croit être son allié mais qui va retourner sa veste à un moment décisif, ou tout simplement devenir son adversaire, au fil de l’histoire. Le faux-allié cherche généralement à atteindre le même objectif que celui du héros.

9 – Le premier rebondissement

Il engendre la modification du désir du héros. C’est un ingrédient nécessaire pour surprendre le spectateur. 

Exemple : Marie se vautre complètement en tentant de séduire un homme et elle finit carrément par le faire fuir à cause de son humour blessant. Elle doit se remettre en question et reconnaître que non, ce n’est pas toujours la faute des autres, elle a peut-être des efforts à faire dans sa communication. Elle réajuste alors son objectif, ce n’est plus de séduire un homme mais d’abord d’apprendre à être une meilleure personne en société.

10 – Le plan

Le héros met en place un plan pour vaincre son adversaire ou tout simplement atteindre son objectif. Ce premier plan est voué à l’échec et forcera le héros à une bonne dose d’introspection.

11 – Contre-attaque de l’adversaire

Surprenez le lecteur avec des attaques de la part de l’adversaire, mais faites-en sorte d’en dire le moins possible sur les plans de ce dernier, de sorte que chaque attaque soit un coup dur pour le héros autant que pour le lecteur.

12 – Le dynamisme narratif

Il s’agit d’un enchaînement d’actions et de réactions qui vont entraîner une défaite du héros, ou simplement lui faire comprendre que l’adversaire est trop fort. C’est souvent à cette étape que le héros se comporte de la manière la plus amorale qui soit et blesse son entourage. 

13 – L’attaque par un allié

D’une manière ou d’une autre, l’allié fait comprendre au héros qu’il va trop loin, qu’il dépasse les bornes et qu’il ne s’y prend pas de la bonne façon.

Par exemple l’amie de Marie, finalement revenue suite à de fausses excuses de Marie, se rend compte qu’elle a été dupée dans le simple but d’aider Marie à séduire un homme, et est écoeurée du comportement de cette dernière. Elle lui fait comprendre qu’elle n’arrivera jamais à rien en utilisant les gens de cette façon. 

C’est le moment où le héros doute de lui et remet en cause son fonctionnement.

14 – Défaite !

Eh oui, encore une fois c’est la douche froide pour le héros qui est au plus mal. N’hésitez pas à creuser sa tombe (au sens figuré) pour le mener au plus bas. Ce n’est que comme ça que le lecteur sera ravi de voir que le héros se relève!

15 – Deuxième rebondissement

Le héros modifie à nouveau son désir. Il devient conscient qu’en changeant sa façon d’agir, il peut vaincre l’adversaire.

16 – La révélation pour le lecteur

C’est à ce moment qu’un élément clé est dévoilé au lecteur, mais pas au héros! Il s’agit par exemple d’une faiblesse de l’adversaire ou au contraire d’un avantage décisif.

17 – Nouveau rebondissement

Cette fois le héros découvre un nouveau moyen de vaincre l’adversaire, et c’est à ce moment-là que le héros apprend qu’il a faux-allié.

18 – La pression monte pour le héros qui est attaqué de tous les côtés.

Il réalise qu’il doit se battre pour atteindre son objectif. 

19 – Confrontation finale

La confrontation entre le héros et l’adversaire est également une confrontation de valeurs. C’est le moment où le lecteur découvre quelles valeurs vont l’emporter. 

20 – La prise de conscience du héros

Le héros termine sa transformation et découvre qui il est vraiment. Il ne faut pas essayer de l’expliquer ou de le faire dire par le héros, il faut plutôt le faire ressentir. On doit comprendre que sa vie n’est plus la même dorénavant.

21 – Décision morale

C’est le moment où le héros pose une première action qui prouve qu’il a changé. Son premier acte véritable en tant que nouvelle personne. 

22 – Le nouvel équilibre

Le héros est enfin transformé et sa vie reprend son cours sur bases des nouvelles valeurs qu’il a apprises. 

Voilà donc pour les étapes “principales” à suivre, suggérées par John Truby. En lisant son livre, vous apprendrez bien plus que ce que je viens de développer ci-dessus. J’espère seulement vous avoir convaincu de l’importance de structurer un récit, en sachant où vous voulez aller. Libre à vous de retirer des étapes, de les mélanger, ou même de ne pas en tenir compte, mais maintenant vous savez qu’elles existent. 

Il existe d’autres ouvrages pour apprendre à écrire une bonne histoire, ou “un livre à succès” comme disent les ambitieux. 

Psssst ! Envie de découvrir d’autres livres intéressants pour devenir un auteur à succès? C’est par ici!

J’espère avoir pu vous donner la motivation de mettre sur papier vos idées pour les transformer en livre, et qui sait, peut-être un jour en film ! 🙂 

Je vous dis à très bientôt dans le monde des auteurs ! 

Jules

Comment communiquer autour de son projet?

Eh oui, même si vous n’êtes pas le prochain Zuckerberg, communiquer reste fondamental de nos jours pour espérer vendre le moindre ouvrage, surtout en ligne ! 

Dans cet article, j’espère donc vous convaincre de la nécessité de communiquer autour de votre projet. Avant même d’écrire quoi que ce soit, vous devez préparer un terrain propice à la parution d’un livre. 

Qui voudra vous éditer si vous n’existez pas en ligne? Qui achètera votre prochain livre auto-édité, si personne ne connaît ne serait-ce que son existence? La réponse, vous la connaissez : personne ! Certes des exceptions existent, mais voyons ici comment s’assurer que la publication de votre premier livre ne soit pas un flop! 

Où communiquer ? 

Sur instagram pardi ! Et sur un blog, si c’est possible par la suite, c’est encore mieux! 

Je ne prétends pas qu’Instagram est LE lieu unique au monde pour partager ses idées et fonder une communauté, mais cela demeure une plateforme de qualité, gratuite et utilisée par des millions de personnes tous les jours. C’est déjà pas mal, non? 

Aujourd’hui, les profils qui fonctionnent sur Instagram sont un gage de qualité pour leurs utilisateurs, qui accordent plus facilement leur confiance. Et c’est important, la confiance. Il ne faut pas faire n’importe quoi avec. Alors vous qui parcourez ces lignes, n’espérez pas gruger vos utilisateurs pour leur soutirer leur argent, je ne vous apprendrai pas à mentir. Je suis ici pour parler développement et partage. Deux ingrédients nécessaires à la réussite. Les bafouer vous assurera un échec cuisant ainsi qu’un lynchage certain de la part de votre communauté. 

Que communiquer ? 

Que dire à vos premiers abonnés? Que partager sur vos réseaux sociaux? Comment préparer au mieux la sortie de votre futur livre? Autant de questions auxquelles vous devez répondre avant de commencer ! 

Vous devez communiquer des informations attrayantes. 

Basique, comme conseil, me direz-vous.  J’en conviens. 

Seulement, si c’est si évident, pourquoi endurons-nous continuellement le même manque d’originalité sur tous les comptes de promotions de livres que l’on connaît ? 

Parce que leurs propriétaires n’ont qu’une idée en tête: nous faire découvrir leur produit. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que nous avons tous une part de nous qui est réfractaire à toute forme de publicité. On ne peut pas changer ce paramètre chez les gens, car c’est une réaction bien normale dans un monde où nous sommes constamment oppressés par la publicité. 

Vous partagez quelques photos et citations de votre livre pendant son écriture, et après ? 

En ne partageant que de simples photos de promotion pure et simple, vous n’allez séduire que quelques personnes. Mais cela ne vous permettra pas d’atteindre un rythme de publication décent, tout en prenant soin de ne pas dégoûter votre audience. Dites vous bien que même le plus beau des lingots d’or finirait par nous ennuyer si une page Instagram se contentait de le prendre en photo sous tous les angles, sans jamais rien publier d’autre.

En suivant votre auteur favori sur Instagram, espérez-vous donc voir des milliers de photos des mêmes livres en boucle – que vous possédez déjà sûrement, qui plus est – ou bien des anecdotes, des conseils ou d’autres publications originales et propres à la personne que vous suivez? La réponse me semble être évidente. 

Vous devez partager votre expérience, vos connaissances, vos points-forts et vos anecdotes.

Les gens ne vous suivent pas pour ce que vous êtes en train d’écrire et qu’ils n’ont pas encore lu. Ils vous suivent pour connaître votre originalité, pour rêver ou tout simplement pour être en contact avec vous. Le mieux est encore qu’ils vous suivent pour ce que vous leur apportez, car cela signifie que vous leur apportez quelque chose. Offrez-leur donc le meilleur de vous-même. Parsemez vos publications de conseils, d’opinions personnelles ou encore d’informations pertinentes liées à un point commun que vous pouvez partager avec votre audience. Si votre avis plaît, davantage de personnes vous suivront et seront curieuses de savoir ce que vous avez à dire en temps voulu. 

Voici donc comment préparer le terrain efficacement : créez votre première base de communauté. 

Trop souvent, je vois des gens commencer par raconter leur vie avant de partager du contenu pertinent. C’est l’inverse qu’il faut faire selon moi. Vos abonnés auront tout le loisir de s’intéresser à ce que vous mangez et à ce que vous faites quand ils seront convaincus de partager les mêmes passions que vous. D’accord, quelques publications concernant vos passe-temps favoris devraient les persuader de ce premier point, mais comment obtenir davantage d’abonnements que sur la seule base de vos passions? En y apportant une plus-value, comme je le répète souvent. 

Si on considère par exemple cinquante profils Instagram différents parlant du même sujet : les desserts. Voulez-vous faire partie de la masse des gens qui se contentent de faire une photo de leur assiette, ou bien serez-vous la personne qui aura la petite étincelle d’originalité en partageant la recette dans le descriptif et en rendant la publication plus visuelle et attractive? C’est à vous de choisir, mais je vous assure que le secret est là. L’originalité!

Qu’apportez-vous à vos abonnés? 

Dans mon cas par exemple, j’ai compris que si je souhaitais un jour être édité, ou bien m’auto-éditer, il fallait au préalable que je prouve mon expérience et ma crédibilité dans le milieu de l’écriture autant que dans le milieu de la vente et de la communication. Voici donc la raison d’être de ce blog et des mes publications. C’est ma plus-value. Je m’efforce de partager mes expériences, d’échanger les bons plans avec ceux qui le souhaitent, avant même de promouvoir un quelconque ouvrage. J’aurai le temps plus tard pour ça, quand je serai déjà certain d’avoir à mes côtés une base de lecteurs intéressés par mon travail. 

En d’autres termes, voici le schéma à suivre : 

  1. Susciter l’attention du public grâce à une valeur ajoutée au fil de ses publications
  2. Le public soutient cette première initiative à l’aide de Likes, d’abonnements, de partages et de commentaires.
  3. Repérer l’ingrédient qui “plaît” à la majorité des abonnés et récompenser leur fidélité en publiant un premier ouvrage qui est réalisé dans le but de leur plaire et de répondre à leurs attentes.
  4. Le public apprécie cette pertinence et cet intérêt commun pour un sujet et s’engage en achetant l’ouvrage.
  5. Récompenser cette fidélité à nouveau en écrivant davantage et en partageant davantage.

Et ainsi de suite! 

Je Comme je vous le disais, je n’invente rien. Je fais une synthèse de ce que diverses lectures m’ont appris.

Un très bon livre pour former son esprit aux bases de la communication avec les autres est le livre de Dale Carnegie et Associés, Comment se faire des amis à l’ère du numérique et accroître son influence.

Comment se faire des amis à l’ère du numérique et accroître son influence.

Ce livre explique, exemple après exemple, comment faire pour être intéressant aux yeux des autres, pour entretenir de vraies relations, et pour communiquer au mieux. Dale Carnegie est un expert reconnu dans ce domaine et ses associés du Carnegie Institute se sont chargés de rafraichir son ouvrage culte pour le rendre pertinent avec le monde numérique d’aujourd’hui. Je ne peux que vous conseiller de lire ce livre très intéressant! Vous verrez en passant qu’il contient des anecdotes excellentes qui illustrent bien les concepts phares qui sont développés au fil des pages.

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En communicant bien, vous n’aurez plus besoin de vous prendre la tête à photographier votre ouvrage sous tous ses angles et vous étonner de ne pas voir le nombre d’abonnés augmenter. 

Ce qu’il faut retenir, c’est que rien n’est gratuit. Personne n’investit dans vos compétences sans avoir un minimum de garantie. 

Ainsi, une page Instagram qui me présente quelques photos ne parlant que d’un seul et même ouvrage en boucle, ne m’apporte pas assez d’éléments pour transformer mon hésitation en acte et me faire acheter l’ouvrage en question. Si par contre je suis abonné à cette page depuis un petit temps, qu’elle m’apprend des choses et qu’en plus le contenu est agréable et de qualité, alors là il y a de fortes chances pour que je me laisse séduire.

Si vous doutez de la pertinence de votre page Instagram ou de votre blog au niveau de leur contenu, demandez-vous simplement ceci: 

  • Quel serait mon avis sur ce contenu si j’en étais le visiteur?
  • Est-ce que ce contenu m’aide?
  • Est-ce qu’il me fait rire?
  • Est-ce qu’il m’inspire?
  • Est-ce qu’il m’apprend quelque chose?

Si la réponse à l’une de ces questions est oui, c’est probablement que votre contenu est correct et déjà suffisant pour créer de l’intérêt. Sinon, évaluez à nouveau vos objectifs. Qui voulez-vous toucher? Et ajustez le tir. Pivotez, comme on dit. 😉 

J’en entends déjà me dire qu’Instagram n’est pas fait que pour ça, qu’on peut aussi publier des photos juste pour le plaisir, sans avoir d’objectif précis en tête. Certes! Mais si vous êtes ici en train de lire ces lignes en ce moment, c’est que vous ne recherchez pas une utilisation personnelle d’Instagram, mais bien une utilisation professionnelle. Dans ce cas, autant imiter les plus grands, pour dépasser le nombre d’abonnés que l’on peut obtenir en partageant simplement des photos de glaces, de chats et de pissenlits. (Je n’ai rien contre ces photos-là soit dit en passant, j’adore les voir passer dans mon fil d’actualités, je dis juste que ce n’est pas le meilleur levier existant pour avoir plus d’engagement auprès de sa communauté. 🙂 ) 

L’avantage de commencer à publier du contenu avant la parution d’un premier livre, c’est qu’on peut partager des anecdotes et des obstacles rencontrés pendant la phase d’écriture du projet. C’est donc plus simple, d’un point de vue inspiration : il est 16h et vous ne savez pas quoi publier aujourd’hui ? Racontez votre dernière surprise avec votre manuscrit, un sale coup à éviter pour tous ceux qui se lancent ou bien la progression de votre écriture. Bref, communiquer en même temps qu’on écrit, c’est le top !

Profitez-en pour bâtir un réseau ! 

Dans un autre article, je vous parlerai des collaborations à faire avec d’autres pages Instagram pour accroître votre notoriété. 

En attendant d’avoir le nombre d’abonnés suffisant (le nombre est subjectif, cela dépend de votre domaine), cherchez à établir des contacts avec d’autres personnes et/ou influenceurs de votre domaine. Même si cela doit d’abord se résumer à quelques commentaires ça et là sur leur feed ou à quelques messages privés pour leur témoigner votre intérêt, faites le en prévision du moment où vous aurez déjà accumulé une petite base d’abonnés prêts à vous suivre.

Dès lors, vous pourrez publier des “articles-invités” ou faire des publications en collaboration avec d’autres personnes de référence dans le milieu. Ce n’est pas quand vous publierez votre premier ouvrage qu’il faudra seulement commencer à construire tout ça.  

Construire son réseau, ça signifie s’impliquer personnellement. 

*C’est généralement à ce moment-là que partent les personnes les moins motivées.*

Eh oui, on voit beaucoup de gens avoir recours à des techniques peu avouables pour obtenir plus d’abonnés. Mais comme le disent tous les influenceurs professionnels (je n’invente rien), cela ne sert à rien. Pire, ça peut carrément jouer en votre défaveur. Outre les sévères punitions d’Instagram, à quoi peuvent bien vous servir 1000 abonnés, si seulement 150 d’entre eux sont réellement intéressés par ce que vous proposez?

D’accord, ça en impose, mais après? Si vos publications ne soutirent pas le moindre like ni le moindre engagement, vous aurez tout fait pour rien! Et votre vrai public, celui qu’il vous intéresse de toucher, risque de s’apercevoir de la supercherie et de se détourner de vous.

Alors dans un premier temps, mieux vaut acquérir 250 abonnés fidèles et actifs, à la sueur de votre front, que d’attirer 1000 robots et autres faux-profils qui s’avèrent inutiles. Vos publications pertinentes ne seront que mieux utilisées si elles peuvent toucher un public réactif et répondant. Au premier succès (publication de qualité, buzz, collaboration avec un profil plus connu ou autre) vous verrez votre nombre d’abonnements augmenter, et vous saurez alors qu’il s’agit là de vrais abonnés, pour qui le contenu de votre page est synonyme de qualité.

J’espère vous avoir convaincu du besoin de communiquer en amont sur son projet, pour persuader plus de personnes de vous faire confiance et d’acheter votre livre en aval. J’espère aussi vous avoir convaincu de BIEN communiquer, ce qui n’est pas une chose simple, je le reconnais. Mais testez, essayez, trompez-vous, corrigez, pivotez. Justement, vous avez toutes les raisons de le faire puisque votre premier livre n’est pas encore sorti. Les fans de Tranche de Livre© de la première heure sauront de quoi je parle, j’ai moi-même effectué beaucoup de changements depuis la naissance de ma page. 

Vous pourrez toujours changer de nom ou de concept en cours de route, alors lancez-vous! C’est gratuit et ça peut vous rapporter beaucoup. 

Tout vient à point à qui sait travailler ! 😉

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me la poser, par Instagram ou via Facebook. Je sortirai également un petit guide récapitulatif une fois que ma période de documentation sera terminée, afin de tout vous expliquer plus en détail. En attendant, vous pouvez déjà en apprendre beaucoup grâce à mes autres articles. 

Abonnez-vous à la Newsletter pour être informé des dernières parutions d’articles et autres informations intéressantes, et rejoignez les auteurs-en-herbe sur Instagram sans tarder ! 🙂

A bientôt j’espère, dans le milieu des auteurs ! 

Jules

Comment choisir son domaine d’écriture, son genre idéal ?

Cet article traite de votre positionnement, de votre capacité à aller chercher le meilleur point de rencontre entre vos passions et celles des autres. Je vous y explique comment trouver sa niche, son public potentiel et donc, par extension, le genre idéal que vous devez exploiter pour écrire du contenu de qualité à plusieurs niveaux, en fonction de vos préférences. 

Je vous parle aussi du besoin fondamental de lire, encore et toujours. Que vous soyez un(e) débutant(e) en la matière ou bien simplement quelqu’un à la recherche d’une nouvelle orientation pour sa carrière, voici les meilleurs critères à prendre en compte avant de vous lancer :

Être curieux !

Comme je vous en parlais dans un article précédent : Les meilleurs conseils de Bernard Werber pour écrire, il est vital d’être curieux et ouvert au monde qui vous entoure. Un bon écrivain doit sortir de chez lui pour faire ses armes et vivre des expériences sans-cesse plus enrichissantes. 

Comment raconter une relation amoureuse passionnée et convaincante, si vous ne passez jamais de temps avec une personne qui vous attire ? Comment raconter une amitié qui se déchire, sans connaître les disputes avec ses propres amis? Comment transmettre une énergie positive à vos lecteurs, si votre propre quotidien est dénué de sens? Bref, pour écrire bien, il n’y a pas de secret : sortez, vivez et intéressez-vous aux autres.

Vous souhaitez écrire, c’est très bien, mais quoi ?

Vous devez être capable de voir toutes les options qui s‘offrent à vous avant de vous lancer tête baissée dans un domaine qui pourrait ne mener nulle part. 

Juste parce que vous vous dites : “ça serait trop cool si je pouvais raconter l’histoire d’untel qui fait telle et telle chose”, ne suffit pas à écrire un best-seller. Plus vite vous aurez intégré ce concept, plus vite vous pourrez prendre appui sur des bases plus saines pour mieux démarrer.

Vous devez déterminer qui vous visez, qui sera attiré par votre histoire.

Lisez des genres différents pour parcourir l’éventail des possibilités de création qui s’offrent à vous. En lisant de tout, vous apprenez des choses que vous ignoriez jusqu’avant et serez enfin en mesure de choisir un domaine qui vous plaît particulièrement, et ce en pleine connaissance de cause. Des auteurs que vous jugiez alors sans connaître deviendront peut-être vos auteurs de références. C’est très bien de savoir modifier ses opinions quand le besoin se présente. Cela m’est déjà arrivé et j’ai vécu ça comme l’impression d’avancer beaucoup d’un coup. 

J’ai moi-même découvert certains genres et/ou domaines particuliers qui m’ont fait douter à maintes reprises de la direction à prendre. Ce n’est qu’à force de lecture que je parviens à établir un cap, toujours plus précis, toujours plus pertinent avec ma cible.

Oubliez les informations télévisées, elles ne sont que fragmentaires et rarement de qualité. Elles vous donnent l’impression de connaître un sujet mais en réfléchissant bien, vous devez admettre que vous seriez incapable d’écrire le moindre ouvrage de qualité sur la simple base des informations apprises devant votre petit écran. 

Privilégiez deux heures de lecture d’un ouvrage concret, plutôt que deux heures à zapper de manière compulsive d’une chaîne d’information à l’autre. Vous verrez que ce que vous apprendrez rentre bien mieux dans la tête, à la différence de la culture générale – à peine nourrie par la télévision –  indispensable également mais insuffisante à elle-seule. 

En lisant, des réflexions fuseront dans votre cerveau. La télévision, et autres diffuseurs de contenus visuels attractifs, ne permettent pas toujours le recul nécessaire pour la créativité. Le calme et l’introspection rendus possibles par la lecture devraient vous permettre de vous forger un état d’esprit zen et confiant, indispensable à la réussite et au dépassement de soi. 

Quand on lit, on s’entend penser !

Trouvez un point de rencontre entre ce qui vous passionne et ce qui intéresse les autres! 

Vous êtes passionné(e) par la macrophotographie mais vous êtes forcés de reconnaître que mis à part quelques manuels techniques spécifiques, vous ne pouvez pas toucher beaucoup de monde? 

Dans ce cas essayez plutôt d’intégrer votre passion à un genre littéraire ou fictionnel qui plaît ! 

Créez par exemple une fiction de type thriller et faites de votre héros principal un maniaque de la photographie réquisitionné par la police pour élucider une affaire de tueur en série qui sème des photos de détails microscopiques indéchiffrables sur ses scènes de crime.

Bien-entendu, c’est un exemple, mais cela montre que l’on peut dans le même temps réunir ce qu’on aime et ce qu’on connaît, aussi spécifique cela puisse-t-il être, à ce qui plaît aux autres. L’important est de savoir se retourner (pivoter, en jargon marketing) quand on a une passion qui touche peu de monde pour pouvoir toucher un plus grand public. C’est un critère décisif dans la réussite de n’importe quelle entreprise. La faculté d’adaptation donc, encore et toujours.

Bernard Werber est très fort dans ce travail, justement. Passionné par les fourmis dans sa jeunesse, il a fait le pari d’écrire une fiction qui mêlerait toute ses connaissances sur le domaine, à un récit d’aventure épique, teinté de réflexions philosophiques sur le mode de vie des humains. Sa trilogie a été un succès, et demeure ancrée dans le cerveau de nombreux lecteurs, y compris le mien. C’est bien la preuve que l’on peut partager sa passion et écrire un best-seller dans le même temps, à condition d’être soucieux de ce qui intéresse les autres !

Découvrez l’univers fascinant des Fourmis de Bernard Werber, une trilogie à couper le souffle !

Sortez de votre zone de confort et essayez de lire un maximum de contenus pertinents. 

Que sont les contenus pertinents ? Ce sont tous les livres, les articles, que vous pourrez trouver sur les sujets qui vous intéressent. 

Voyez comment font les autres spécialistes autour de vous, ceux que vous considérez comme des modèles. Analysez de près les concepts phares qui constituent leurs oeuvres, les valeurs qu’ils véhiculent, ou leur plus-value. 

Pourquoi est-ce que tel ou tel auteur vous plaît? Comment met-il/elle en valeur ses produits, ses créations? Qui vise-t-il/elle ?

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Alternez parfois avec des fictions plus légères. Car les lectures “intermédiaires” possèdent aussi une richesse inépuisable en termes d’inspiration et d’ingrédients plus populaires qui vous permettent d’avoir une idée de ce qui plaît à davantage de monde. Être capable de lire de tout est un point fort déterminant pour la réussite. Il n’y a qu’en lisant davantage que vous améliorez votre vocabulaire et enrichissez votre source d’inspiration. 

La personne qui souhaite par exemple écrire un documentaire, ou un livre non-fictionnel, pourra ainsi très bien se servir des techniques de narration et de construction qu’elle a observées dans un récit pour structurer les différentes scènes de son documentaire et créer du suspense, de l’intrigue, là où il n’y en avait peut-être pas. De plus, elle pourra découper son ouvrage en chapitres et les exposer d’une façon qui plaît à plus de monde, avec plus de structure et de logique.

A l’inverse, ceux qui écrivent des fictions peuvent s’inspirer d’ouvrages non-fictionnels pour étayer l’univers de leur récit. La documentation offre beaucoup à la fiction. Les plus grands auteurs se documentent souvent de manière conséquente avant d’écrire une fiction et ils tentent ensuite de faire passer le résultat de leurs recherches au travers de leurs écrits, qu’il s’agisse de valeurs ou de faits historiques.

Vous avez choisi un sujet ou un domaine? C’est parfait! Vous devez maintenant décider de comment vous allez le présenter, le mettre en scène! 

Pour cela, vous avez le choix entre la fiction, le scénario, ou bien le documentaire.

La fiction :

La fiction permet de toucher beaucoup de lecteurs, et vous avez toutes les cartes en main pour réussir et écrire votre livre. Pas besoin de graphiste, de producteur ou de studio, vous êtes enfin autonome. Par contre, il faudra ruser pour faire sortir votre livre de la masse. Je vous expliquerai comment vendre son livre et le faire connaître dans un prochain article.

Le scénario :

Le scénario est moins “littéraire” que la fiction racontée dans les livres. Vos tournures de phrases devront présenter un jargon un poil plus cinématographique, comprenant déjà des prises de vues et autres indications esthétiques, nécessaires à la réalisation et à une meilleure projection des producteurs dans votre projet. L’écriture d’un scénario est un projet ambitieux et je suggère d’avoir quelques réalisations à son actif avant de faire part de son projet à une boîte de production, pour plus de crédibilité. Pour cela, il vous suffit de publier un ou plusieurs ouvrages écrits au préalable, en suivant tous les conseils sur tranchedelivre.com bien-sûr! 🙂 

J’écrirai bientôt un article sur Comment réaliser un bon dossier de production. Pour ceux que ça intéresse, je vous invite à vous inscrire à ma Newsletter pour être tenu informé de sa parution.

Le documentaire, ou Développement Personnel :

Les documentaires sont des travaux de recherche engagés, présentant des informations recueillies par l’auteur, mises bout à bout dans le but de faire passer un message. 

Pour ma part, je classe les livres de développement personnel dans cette dernière partie, même si là n’est pas leur place officielle. Mais parlons simple. 

Le développement personnel est un genre déjà bien représenté sur la toile. Pas facile de faire sa place sur le marché donc, mais tout dépendra de votre volonté. C’est comme pour la fiction, il vous faudra trouver une plus-value, un atout décisif qui fera que votre livre sera lu ou non. 

Choisissez parmi ces trois différentes manières de partager vos convictions, vos connaissances et votre passion à votre futur lectorat. 

C’est fait ? Félicitations ! Vous êtes maintenant prêt(e) pour l’étape suivante :

Communiquer autour de son projet !

Des questions ? Posez-les moi sur Instagram ou sur Facebook, je me ferai une joie de vous aider du mieux que je peux dans votre réflexion !

Comment écrire un bon livre et réussir sa carrière d’auteur à succès? Les 13 meilleurs conseils de Bernard Werber

Comment écrire un roman ou un scénario ? Comment être édité ? Quels sont les ingrédients miracles et indispensables à la réussite d’un auteur/scénariste ?

Bernard Werber répond à toutes ces questions.

On le voit partout en ce moment : dans les conférences TEDx, dans des vidéos d’ateliers d’écriture ou bien dans les rayons des librairies avec Sa Majesté des chats, son dernier livre. Aujourd’hui, j’ai réuni pour vous ses principaux conseils et astuces pour réussir et s’épanouir dans le métier d’écrivain.

Le nouveau livre de Bernard Werber, disponible ici

1- L’écriture doit avant tout être un plaisir

L’écriture est un plaisir. L’avantage d’écrire, c’est qu’on évite 25 ans de psychanalyse.

Bernard Werber

En effet, ça peut paraître banal, mais Bertrand Werber rappelle l’importance d’aller chercher en soi la petite étincelle intérieure.

Le « Moi Social », autrement dit le masque que l’on porte en société, nous fait souvent agir pour répondre aux besoins d’autrui, ou pour s’inscrire dans la normalité. La plupart du temps, nous sommes donc occupés à accomplir des actes qui ne reflètent pas notre vraie personnalité. L’écriture, en revanche, est un mode d’expression personnelle qui enrichit constamment l’auteur.

Bernard Werber, atteint d’une maladie très spéciale (S.P.A.), avoue ressentir lui-même une atténuation de ses crises lorsqu’il écrit. Il parle alors d’écritothérapie.

2 – Fixer des rendez-vous avec son manuscrit

Considérez votre projet, votre manuscrit, comme une personne à part entière, à qui vous avez des comptes à rendre. Cela vous forcera à avancer malgré la peur. Il est important de surmonter le blocage, ce petit Professeur de Français tapi en vous, qui vous murmure sans-cesse à l’oreille que ce que vous faîtes n’est pas bon, que ce n’est pas digne d’un auteur. Selon B. Werber, c’est là que réside l’importance de déboucher sur un premier jet authentique. Même s’il est imparfait au début, vous aurez au moins dépassé le premier obstacle, et donc laissé derrière vous des centaines d’autres personnes qui se sont arrêtées là.

3 – Être curieux, observer le monde dans son ensemble

Pour être certain de toucher au maximum le lecteur, un auteur doit impérativement s’instruire de ce qui l’entoure, s’en imprégner avec une authentique curiosité. Pour cela il faut donc sortir de chez soi, rencontrer des gens et s’intéresser réellement à eux. Ne pas hésiter à aller jusque dans l’interview pure et simple lorsqu’une personne a des choses à raconter. On peut aussi se demander à propos d’une personne :

  • Quel est son passé ?
  • Qu’est-ce qui l’a fait souffrir ?
  • Quel est son talent ?
  • Quelle est sa faiblesse ?
  • Vers quoi elle/il devrait évoluer ?

Toutes ces interrogations vous permettront de mieux apprivoiser les besoins et faiblesses de vos personnages par la suite, en vous inspirant de caractéristiques propres à des individus que vous connaissez ou que vous avez déjà rencontrés. D’où l’importance d’apprendre à aimer cette richesse que l’on distingue chez les autres. Souvenez vous donc de ceci : la curiosité est la première qualité d’un écrivain ! (Ou d’un scénariste, bien entendu !)

4 – Travailler la structure à l’avance, le squelette de l’histoire

Il faut un squelette à toute histoire. Ce que les Américains appellent « la montée dramatique » consiste à établir un plan pur et simple de votre narration, avant d’en écrire les premières lignes. De cette façon, vous mettez une sorte de filet de sécurité qui donnera un but à votre histoire et divers objectifs nécessaires à l’accomplissement de ce but. Si vous accumulez simplement les phrases, vous perdez le contrôle de l’attention et du suspense présents dans votre roman ou scénario.

Un exemple de structure qui marche beaucoup si vous voulez que votre livre se vende bien, est la structure du récit « Montecristo ». Selon Bernard Werber, le fait d’emprisonner un personnage innocent à la suite d’un coup monté, pour ensuite le faire s’évader et se venger de ceux qui lui ont tendu un piège est un concept très vendeur qui est sans-cesse revisité. Attention toutefois à rester original !

8 ingrédients sont ainsi nécessaires à une structure de qualité pour un récit :

  1. Un héros, qui a des problèmes, des besoins.
  2. De l’adversité, un ou plusieurs adversaires.
  3. Un méchant (à la différence de l’adversaire, ce peut être un élément, un évènement, une catastrophe, et pas seulement un autre être humain.)
  4. Une initiation, car tout roman est une initiation qui sert à réveiller un personnage.
  5. Des épreuves.
  6. Une quête.
  7. Un climax : terme qui désigne le point culminant d’un récit, où la tension est à son comble.
  8. La chute, le dénouement.

Le sujet de la structure d’une histoire, ainsi que ses étapes clés est un sujet très vaste, qui a fait l’objet de nombreuses études. Cela fera donc l’objet d’un prochain article !

5 – Ajouter les organes au squelette. Ce qui constitue l’intrigue.

Ce que Bernard Werber nomme « les organes » sont les coups de théâtre qui vont apporter une plus-value au récit. Ces scènes originales et parfois intenses induiront une intrigue de qualité et donneront envie au lecteur de tourner les pages au fur et à mesure qu’il lit. Il faut de l’audace, de la surprise. L’auteur doit toujours relancer l’intrigue, l’aggraver, l’augmenter et ajouter des sentiments, des enjeux. Beaucoup de fictions présentent les mêmes structures, alors autant faire la différence avec d’autres éléments !

6 – Ajouter le muscle. Penser « Cinéma ».

Le muscle n’est autre que la mise en scène. Vous avez déjà les étapes du squelette, les scènes qui constituent le récit et la chair, maintenant il vous faut trouver comment raconter tout cela. Ou comment se servir des mots comme d’un levier vers une mise en scène plus cinématographique. Là réside le secret de ceux qui savent narrer une histoire, en offrant des points de vue si bien décrits, qu’ils sont facilement adaptables au cinéma. Pensez-y donc la prochaine fois que vous écrirez, vous êtes peut-être le prochain Stephen King de cette génération ?

7 – Bien gérer le découpage en chapitres.

Bernard Werber propose d’assimiler les chapitres à des Nouvelles. Chaque chapitre doit donc avoir une situation initiale, un développement, et enfin une ouverture originale sur la suite. Cela permet d’apporter plus de structure à votre histoire, au même titre que des épisodes pour une série.

La fabuleuse histoire du dernier espoir de l’humanité.

8 – Ne pas franchir la limite du « foutage de gueule ».

C’est comme ça que Bernard Werber nomme le fait de rendre certaines étapes du récit trop faciles pour le héros. Si l’on recourt à l’intuition d’un personnage pour lui faire réussir une étape du premier coup, le lecteur a l’impression d’être pris pour plus naïf qu’il n’est. Il faut veiller à justifier chaque fait. Il faut chercher à frustrer le lecteur. Surprenez-le sur tout ce qu’il a pu prévoir. Ce n’est que comme ça que vous gagnerez son estime.

Qui n’a pas déjà rit aux éclats devant un film d’épouvante ultra-prévisible ? Et bien c’est la même chose ici ! J’imagine que vous ne souhaitez pas voir votre lecteur s’esclaffer dès les premières pages de votre polar ? 😉

9 – Un personnage intéressant transporte un paradoxe.

C’est à dire qu’il se présente en société d’une certaine manière, alors qu’il est en fait à l’exact opposé de ce qu’il croit ou prétend être. Bernard Werber fait ici allusion, à titre d’exemple, aux personnes de notre entourage qui se plaignent tout le temps, par exemple, mais qui ne souhaitent jamais qu’on leur vienne en aide. Il suggère dès lors de nous inspirer de notre entourage, ou de nos propres paradoxes, pour créer de bons personnages.

L’histoire est une sorte de laboratoire alchimique où tous les gens deviennent à la fin le contraire de ce qu’ils étaient au début.

L’histoire (et donc l’initiation des personnages principaux) est censée révéler ce que sont vraiment les gens.

Petite astuce en passant : profitez de ce phénomène pour en savoir plus sur la personne que vous êtes, c’est toujours agréable de se découvrir soi-même ! 🙂

10 – La caractérisation des personnages

Plus un personnage est différent des autres gens que l’on connait, plus il attire l’empathie et l’attachement. Il faut donc veiller à attribuer des caractéristiques propres à chaque personnage.

Une caractéristique importante est le langage. Chaque personnage devrait idéalement s’exprimer différemment, tout comme nous le faisons dans la vraie vie. Veiller à ce que l’expression orale d’un personnage au sein des dialogues soit propre à sa personnalité. Un bon exercice pour vérifier si la différence est perceptible, consiste à retirer d’un dialogue toutes les mentions du style « répondit Pierre » ou bien « conclut Mélanie ». Si malgré ces retraits le lecteur comprend bien qui dit quoi, c’est que vous vous approchez d’un certain réalisme de discussion. Vos personnages ont alors une âme.

11 – Ne pas avoir peur de recommencer à zéro !

Eh oui. On ne le dit jamais assez. Et dans ce cas, c’est Bernard Werber qui le dit !

Aujourd’hui, où tout est numérique, nous avons l’habitude de modifier des morceaux de textes, d’abuser des boutons couper/coller pour tailler ça et là une histoire et la remodeler à l’infini. On se retrouve alors avec une masse romanesque qui perd en qualité. C’est bien différent de ce que faisaient vraiment les écrivains il n’y a encore pas si longtemps. Il est parfois important, voire crucial, de redémarrer à zéro. Notre mémoire des évènements principaux va ainsi permettre d’élaguer le récit de ses éléments inutiles, et d’aller à l’essentiel de chaque scène. Plus de concision, une meilleure qualité d’écriture, tels sont les avantages qu’il y a à repartir d’une feuille blanche.

12 – L’importance d’une bonne chute, d’un bon dénouement.

Une chute, c’est une révélation, un choc. Un bon romancier la planifie à l’avance et se contente ensuite d’écrire ce qui la précède.

La chute doit être originale car le plaisir du lecteur y est étroitement lié. C’est la cerise sur le gâteau, le bouquet final.

13 – La vie du livre – Comment être édité ?

Bernard Werber insiste sur le besoin d’aller jusqu’au bout. La plupart des gens abandonnent en cours de route (Pas que dans l’écriture d’ailleurs, ça pourrait faire l’objet d’un bon article de développement personnel. L’importance d’aller au bout des choses.)

« L’horreur, c’est les gens qui vous font lire des moitiés de manuscrits en vous demandant ce que vous en pensez.« 

Tant que ce n’est pas fini, ne le montrez à personne. Trouvez simplement un lecteur de référence, une personne qui a un avis technique sur la question, qui ne se contentera pas de dire que c’est bien ou que ça ne lui parle pas trop, mais qui vous fera part de remarques pointues et pertinentes, au-delà de la simple appréciation.

Une fois le manuscrit terminé, envoyez-le au format papier à des maisons d’éditions qui ont l’habitude d’éditer des contenus similaires au vôtre. Laissez de l’espace dans le manuscrit. Des marges, des interlignes, afin de permettre d’éventuelles corrections de l’éditeur. Les éditeurs aiment sentir que vous n’êtes pas opposé(e)s à certaines révisions.

Privilégiez une police de base, du style Times New Roman, évitez toute fantaisie. Ce que vous trouvez beau et original peut sembler kitsch et affreux pour quelqu’un d’autre. Ne prenez donc pas le risque d’être mis de côté simplement à cause de la police de votre manuscrit.

Un roman se décide en général sur les sept premières pages, alors soignez le début. Le premier chapitre, la première page, la première ligne, le premier mot. Inspirez-vous des livres que vous aimez et voyez comment ils débutent.

Le premier livre de Bernard Werber. Découvrez l’univers fascinant des fourmis et des hommes dès maintenant !

Enfin, soyez humble, c’est important et ça plait aux éditeurs. Ils ne doivent pas penser que vous êtes persuadé(e) que votre livre est fini, clôturé et parfait comme ça. Tout le monde a besoin d’être corrigé et un éditeur est plus orienté vers le résultat, comme un producteur pour le cinéma. Soyez donc ouverts à certaines modifications, et montrez-le.

J’espère avoir pu éclairer votre lanterne. C’est un sujet vaste, qui fera l’objet de plusieurs articles, alors n’hésitez pas à parcourir ce blog pour trouver l’astuce qu’il vous faut. Si elle n’est pas encore présente et que vous avez une question, une objection ou autre, n’hésitez pas à me contacter par mail, via Facebook ou sur Instagram, je fais de mon mieux pour répondre à tout!

A très bientôt j’espère, dans le milieu des auteurs ! 🙂

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